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Chaque année, au moment de remplir Parcoursup, la même hésitation revient chez les passionnés de sport : opter pour une formation courte et très concrète, ou s’engager dans un cursus universitaire plus long ? J’ai souvent entendu des lycéens me dire qu’ils voulaient « juste travailler dans le sport », sans savoir que deux voies bien différentes étaient possibles.
D’un côté, le BPJEPS, diplôme professionnel tourné vers l’encadrement et l’animation, souvent en alternance. De l’autre, la licence STAPS, formation universitaire qui ouvre sur l’enseignement, l’entraînement, la santé ou le management. Les deux mènent à des métiers du sport, mais pas tout à fait aux mêmes, ni au même rythme. Alors, comment savoir lequel vous correspond vraiment ?
Terminales.fr fait le point sur les différences entre ces deux formations pour vous aider à choisir en connaissance de cause.
BPJEPS : un diplôme de terrain pour travailler rapidement
Le BPJEPS, brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, prépare aux métiers d’animateur et d’éducateur sportif. Généralement accessible avec un niveau bac, il est classé au niveau 4 du répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Certaines spécialités exigent toutefois des prérequis techniques spécifiques.
Activités aquatiques, fitness, sports collectifs, publics nombreux : les spécialités sont nombreuses et couvrent des métiers aussi différents que coach ou maître-nageur. Deux mentions dominent pour le coaching : Activités de la Forme (AF), tournée vers la salle et la remise en forme, et Activités Physiques pour Tous (APT). Sur ucpa.com, le BPJEPS MAPST illustre cette orientation vers l’encadrement de publics nombreux.
La formation dure de 10 à 12 mois, ou de 18 à 24 mois en apprentissage, avec une large part de stages en milieu professionnel. Son coût atteint 4 500 à 9 000 €, souvent financés par le CPF ou un OPCO. L’approche, très concrète, privilégie l’animation et l’acquisition de compétences pédagogiques directement mobilisables.
Licence STAPS : trois années universitaires pour un socle scientifique
À l’université, les études de sport relèvent des STAPS, sciences et techniques des activités physiques et sportives. La licence se prépare en trois ans après le baccalauréat, l’inscription en première année passant par la plateforme Parcoursup. Elle est classée au niveau 6 du RNCP et peut être prolongée par un master en deux ans.
Le cursus mobilise les sciences humaines, biologiques et sociales appliquées au sport, des stages pratiques venant compléter les enseignements théoriques. Plusieurs parcours coexistent : management du sport, éducation et motricité, entraînement sportif. À côté de la licence générale, la filière propose aussi des DEUST et des licences professionnelles.
Deux mentions donnent accès à la carte professionnelle d’éducateur sportif : Entraînement Sportif et APA-S. Cette dernière est même la seule voie pour encadrer des pratiquants en activité physique adaptée sur prescription médicale, réservée aux diplômés APA-S. À l’université publique, les frais restent modestes, de 200 à 400 € par an, contre 5 000 à 8 000 € dans le privé.
Durée, coût et débouchés : comparer les deux voies
Quel que soit le diplôme choisi, l’exercice rémunéré suppose un titre inscrit au RNCP. Le Code du sport, dans son article L.212-1, prévoit que seuls peuvent « contre rémunération, enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive » les titulaires d’un diplôme reconnu. Exercer sans ce titre constitue un délit, passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.
| Critère | BPJEPS | Licence STAPS |
|---|---|---|
| Niveau RNCP | 4 | 6 (bac+3) |
| Durée | 10 à 24 mois | 3 ans |
| Coût | 4 500 à 9 000 € | 200 à 400 € par an (public) |
| Pédagogie | Pratique, stages nombreux | Théorique, stages intégrés |
| Débouchés | Éducateur, coach, animateur | Entraînement, enseignement, gestion, recherche |
Le BPJEPS convient à une insertion rapide, notamment pour une reconversion vers la salle avec la mention AF Haltérophilie-Musculation. La licence STAPS, offrant un horizon plus large, ouvre l’accès au concours de professeur d’EPS (CAPEPS), à la recherche et aux postes de management. L’encadrement d’athlètes passe plutôt par la mention Entraînement Sportif, complétée d’un diplôme d’État.
Le diplôme ne suffit pas toujours pour exercer. Il faut y ajouter la carte professionnelle délivrée par la préfecture, renouvelable tous les cinq ans, et une assurance responsabilité civile professionnelle pour les indépendants. Les deux parcours, distincts mais complémentaires, figurent parmi les voies de formation sportive menant aux métiers de l’encadrement.
Passerelles, sélection, premier emploi : ce que le choix engage vraiment
Le choix entre les deux diplômes n’a rien de définitif. Un titulaire du BPJEPS peut poursuivre vers le DEJEPS (niveau 5), puis le DESJEPS (niveau 6), sans repasser par l’université. Ces diplômes d’État orientent vers la coordination de projets, l’entraînement de compétiteurs ou la direction de structures. À l’inverse, un étudiant en STAPS peut obtenir des allègements d’unités capitalisables s’il entre ensuite en formation BPJEPS, certaines compétences acquises en licence étant reconnues par les organismes habilités.
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La validation des acquis de l’expérience (VAE) complète ces passerelles. Elle permet à un éducateur expérimenté de faire reconnaître sa pratique professionnelle par un diplôme de niveau supérieur.
Commencer par un BPJEPS ne ferme pas la porte aux diplômes de niveau bac+3, et une licence STAPS n'interdit pas un retour vers un brevet professionnel plus spécialisé.
Les modalités d’admission diffèrent sensiblement. Pour le BPJEPS, l’entrée en formation passe d’abord par des tests d’exigences préalables (TEP), des épreuves physiques et techniques propres à chaque spécialité. Viennent ensuite les entretiens ou les épreuves organisés par l’organisme de formation. La licence STAPS, figurant chaque année parmi les formations les plus demandées sur Parcoursup, examine quant à elle le dossier scolaire et le projet du candidat. Les commissions d’examen des vœux regardent notamment :
- le niveau dans les disciplines scientifiques, utiles en physiologie et en biomécanique ;
- les compétences rédactionnelles, indispensables pour les enseignements en sciences humaines ;
- l’engagement associatif ou sportif, comme l’arbitrage, l’encadrement de jeunes ou le bénévolat en club.
« La motivation sportive ne suffit pas, la licence exige un vrai travail académique dès le premier semestre », rappelle un responsable pédagogique d’une faculté des sciences du sport. La première année reste d’ailleurs un cap difficile pour une part importante des inscrits.
Sur le marché du travail, les rémunérations de départ restent proches. Dans les associations et les clubs, la convention collective nationale du sport encadre les salaires, et un éducateur titulaire d’un BPJEPS démarre généralement à un niveau proche du SMIC. Contrats à temps partiel, horaires décalés, week-ends travaillés, cumul de plusieurs employeurs : le quotidien des débuts de carrière se ressemble, quel que soit le diplôme.
L’écart se creuse néanmoins avec le temps. Les diplômés de niveau bac+3 et au-delà accèdent plus facilement aux fonctions de coordination, de direction ou d’enseignement, mieux rémunérées. « Le diplôme d’entrée compte moins que la capacité à se spécialiser et à se former tout au long de sa carrière », souligne un conseiller d’orientation de l’Onisep. Beaucoup de professionnels combinent ainsi les deux cursus au fil de leur parcours, en ajoutant par exemple un brevet professionnel à une licence pour élargir leurs possibilités d’encadrement.
BPJEPS ou licence STAPS : deux voies aux finalités distinctes
Le BPJEPS ouvre le droit d’encadrer contre rémunération, mais uniquement dans la spécialité choisie lors de la formation. Ce diplôme est donc conseillé aux candidats qui possèdent déjà une spécialité sportive et souhaitent en faire leur métier.
La licence STAPS adopte une approche plus large, intégrant la pratique sportive à des enseignements en sciences et en sciences humaines. Projet professionnel encore ouvert, envie de poursuivre des études longues, besoin d’une formation généraliste : ce cursus répond aux profils qui ne souhaitent pas se spécialiser d’emblée.
Les deux formations ne s’excluent toutefois pas, puisque certains parcours combinent BPJEPS et STAPS.
Licence Staps : débouchés, matières, parcoursup..

