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En philosophie, les mots familiers cachent souvent des questions difficiles. La liberté, le bonheur, la vérité : on croit savoir ce qu’ils signifient, jusqu’au moment de les expliquer.
En terminale, comprendre les notions du programme aide à construire un raisonnement, bien plus que réciter des définitions. Quelques exemples concrets permettent déjà d’y voir plus clair.
Terminales.fr vous explique simplement les 17 notions du programme de philosophie en terminale générale.
Les 17 notions à connaître en terminale
Le programme de philosophie de terminale comprend 17 notions à réviser pour le bac : l’art, le bonheur, la conscience, le devoir, l’État, l’inconscient, la justice, le langage, la liberté, la nature, la raison, la religion, la science, la technique, le temps, le travail et la vérité. Cet ensemble constitue le programme de la voie générale, fixé par l’arrêté du 19 juillet 2019 et en vigueur pour le bac 2027.
Pour aborder ces notions simplement, les supports de révision proposent une présentation en plusieurs étapes : un résumé en quelques lignes, puis trois mots-clés et trois auteurs de référence associés à chaque notion. Le résumé fournit une première formulation facile à retenir ; les mots-clés et les références philosophiques complètent cette entrée en matière. Des fiches et des quiz sont également proposés pour chacune des 17 notions.
Cette présentation synthétique ne doit toutefois pas faire oublier la place de l’argumentation dans l’épreuve. Les candidats sont évalués sur leur capacité à poser un problème, à construire un raisonnement progressif, à mobiliser des connaissances précises et à rédiger clairement. Connaître les intitulés du programme et retenir quelques formulations ne recouvre donc qu’une partie du travail attendu.
Comprendre les liens entre les notions
Le programme organise l’étude autour de trois perspectives : l’existence humaine et la culture, la morale et la politique, et la connaissance. Ces perspectives ne forment pas des catégories étanches. Une même notion peut relever de plusieurs d’entre elles, et un sujet peut croiser plusieurs notions. Leur étude ne se réduit donc pas à 17 fiches indépendantes.
Le programme comprend aussi des repères conceptuels, notamment légal/légitime, croire/savoir et persuader/convaincre. Ces couples de termes introduisent des distinctions qui accompagnent l’étude des notions. Ils ne constituent pas des thèmes supplémentaires : ils font partie des outils conceptuels mobilisables dans la réflexion et l’argumentation.
Les auteurs occupent une autre place dans cet ensemble. La liste du programme couvre l’Antiquité et le Moyen Âge, l’époque moderne et l’époque contemporaine. Un extrait d’un auteur figurant dans cette liste peut être proposé à l’explication de texte, reliant ainsi les références étudiées pendant l’année à l’un des exercices du bac.
En voie générale, l’épreuve dure quatre heures et compte pour un coefficient 8. Le candidat choisit un sujet parmi deux dissertations et une explication de texte. Les notions, les repères et les auteurs constituent ainsi des ressources pour traiter le sujet choisi, mais l’évaluation porte également sur la manière de les articuler dans une réponse claire et argumentée.
Quels pièges éviter dans les définitions ?
La conscience recouvre deux sens à distinguer : la conscience psychologique, par laquelle une personne perçoit ses pensées ou ses actions, et la conscience morale, par laquelle elle juge le bien et le mal. Constater « je suis en colère » relève de la première ; estimer « ma réaction est injuste » mobilise la seconde. Cette distinction permet de comprendre qu’être conscient de ses actes ne signifie pas nécessairement les approuver ni agir moralement.
La liberté demande également de séparer trois situations : agir sans obstacle extérieur, disposer de plusieurs possibilités et décider en comprenant les raisons de son choix. Une personne peut satisfaire une envie sans contrainte apparente, tout en subissant une dépendance. Respecter une règle ne supprime pas automatiquement la liberté : une règle commune peut aussi protéger chacun contre l’arbitraire, permettant à plusieurs libertés de coexister. Le point à examiner est donc ce qui détermine réellement l’action.
Pour réfléchir à la liberté, distinguez l’absence d’obstacle et la maîtrise de vos choix.
Désir, plaisir, bonheur, ces trois termes désignent des expériences différentes. Le désir tend vers un objet dont on attend une satisfaction ; le plaisir correspond à une satisfaction éprouvée ; le bonheur renvoie généralement à une appréciation plus globale et durable de l’existence. Réussir un examen peut ainsi procurer un plaisir intense sans suffire à rendre une vie heureuse. Pour traiter un sujet sur le bonheur, demandez-vous si l’exemple choisi concerne un instant agréable, l’obtention d’un objet désiré ou la manière de vivre dans la durée.
Bastien (Angers) « Je ne mesure pas la durée d’une séance à son volume de pages »
Dans ma préparation, je ne mesure pas la durée d’une séance à son volume de pages. Prise de notes, passages dictés, discussions collectives, ces modalités déterminent le rythme réel du travail. Je conserve toutefois deux exigences pédagogiques : construire un propos cohérent et apporter les premiers éléments d’une culture philosophique. Un document plus long ne signifie donc pas nécessairement davantage de temps devant les élèves.
Parcoursup 2027 : prendre un temps d’avance, c'est mieux..
Commencer tôt : c'est pouvoir décider sans pression et surtout ne pas subir son orientation.
Lorsqu’un concept suppose des connaissances encore peu développées, je commence par une explication ciblée, répondant à la difficulté rencontrée. Je réserve son étude détaillée à une séquence ultérieure. Cette organisation m’évite de traiter chaque notion comme un chapitre isolé : je les utilise comme des repères entre lesquels des rapprochements restent possibles.
Pour situer mes choix dans leur contexte, je distingue les trois séries générales concernées en 2013. Le programme officiel de philosophie de terminale L comportait « théorie et expérience » : cet intitulé concernait donc une série, contre deux où il ne figurait pas, ES et S. Dans ces dernières, je pouvais néanmoins employer cette perspective pour explorer les rapports entre raison et réalité, une approche également présente dans les sujets du baccalauréat.
Les 17 notions du bac philo (en 15 minutes !)

