Plus de 180 formations supérieures intègrent désormais l’environnement dans leur cursus, soit trois fois plus qu’il y a dix ans. Cette explosion s’explique par une demande croissante des entreprises qui recrutent massivement dans les métiers verts, mais aussi par l’engagement d’une génération d’étudiants soucieuse de donner du sens à ses études.
Pourtant, choisir sa voie dans ce secteur en pleine mutation ne relève pas exactement de l’évidence. Entre les formations généralistes et les spécialisations pointues, entre les cursus courts et les masters recherche, les options se multiplient sans que les débouchés soient toujours clairement identifiés.
Terminales.fr revient sur un secteur qui monte et qui redéfini l’avenir professionnel de milliers de jeunes Français.
L’ESI Business School : école de développement durable
L’ESI Business School est une école de développement durable qui structure son offre autour d’un Programme Grande École de 5 ans totalisant 511 heures par an, décliné en deux cycles distincts.
- Le Bachelor in Green, Social and Digital Business s’étale sur 3 ans et délivre un niveau Bac +3 inscrit au RNCP de niveau 6, accessible directement après l’obtention du baccalauréat. Cette formation bénéficie du grade de licence, garantissant une équivalence avec le système LMD.
- Le Mastère Ingénieur d’Affaires en Management et Développement Durable d’une durée de 2 ans, équivalent à un Bac +5. Les étudiants en parcours initial bénéficient de 707 heures de formation, tandis que ceux en entreprise suivent 511 heures. L’alternance s’organise via des contrats de professionnalisation, d’apprentissage ou stages alternés, l’entreprise prenant en charge les frais de scolarité tout en assurant une rémunération mensuelle.
Les diplômés trouvent généralement un emploi dans les six mois suivant l’obtention du diplôme, témoignant de l’adéquation entre formation et besoins du marché.
Le bachelor Green, Social & Digital Business
Dans un monde où les enjeux écologiques, sociaux et numériques s’intensifient, l’ESI Business School propose un Bachelor novateur. Ce cursus allie les fondamentaux du management à une forte sensibilité aux problématiques durables et technologiques, formant ainsi les leaders responsables de demain.
Ce Bachelor (niveau Bac+3) repose sur une pédagogie multidisciplinaire mêlant :
- Management responsable et gestion de projet
- RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et QHSE
- Droit, économie et politiques environnementales
- Outils digitaux et transformation numérique
- Entrepreneuriat et innovation sociale
Les étudiants acquièrent ainsi une double expertise leur permettant de conjuguer stratégie d’entreprise et développement durable.
La formation est accessible à différents niveaux :
Niveau d’entrée |
Durée |
Modalités |
|---|---|---|
Après le Bac |
3 ans |
Initial ou alternance |
Après un Bac+2 |
1 an |
Initial, alternance ou à distance |
Un format à distance est également envisageable selon le profil de l’étudiant, rendant le programme accessible à un plus grand nombre.
La richesse du programme se reflète dans la diversité des matières enseignées :
- Gestion et finance
- Droit et communication
- Développement durable et économie circulaire
- Innovation sociale et marketing vert
- Environnement, énergie, QSE
Les étudiants participent aussi à :
- Des stages obligatoires en entreprise
- Un possible échange universitaire à l’étranger
- Des projets concrets pour développer leur employabilité
Le recrutement s’effectue en dehors de Parcoursup, directement via l’école. Le processus est ouvert aux profils sensibles aux enjeux de la transition écologique et sociale.
Taux de réussite : environ 87 % pour l’ensemble des campus sur l’année universitaire 2022-2023.
Le Master Européen de Management Opérationnel du Développement Durable
Le Master Européen de Management Opérationnel du Développement Durable développe une approche pluridisciplinaire dès la première année. Le programme couvre le droit européen des affaires, analysant les concepts d’entreprise et de concurrence, les règles européennes de concurrence incluant le contrôle des opérations de concentration et la prohibition des comportements anticoncurrentiels.
L’enseignement linguistique propose trois langues vivantes européennes parmi huit options : allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais, complétées par l’arabe et le chinois pour les deuxième et troisième langues. La gouvernance et les pratiques managériales intègrent les enjeux économiques, environnementaux et sociaux du développement durable, s’appuyant sur le protocole de Kyoto, le principe pollueur-payeur et la loi sur les Nouvelles Régulations Économiques.
Les modules spécialisés abordent la communication interne et externe, le management transversal avec identification des modes de management et enjeux de la transversalité, ainsi que la réglementation et veille réglementaire. La responsabilité environnementale et sécurité au travail englobent l’éco-conception et la législation environnementale impactant les produits, complétant un cursus aux débouchés internationaux renforcés par des échanges universitaires et doubles diplômes.
BTS, Bachelors, cursus d’ingénieur…
Les formations courtes ouvrent la voie vers les métiers verts dès le niveau bac+2. Le BTS Environnement et le BTS Gestion forestière constituent les premiers échelons d’une échelle qui ne cesse de grandir. Les lycées agricoles et technologiques spécialisés dispensent ces cursus, véritables tremplins vers l’action écologique concrète.
L’enseignement supérieur déploie ses branches à tous les niveaux. Les Bachelor Environnement ou Management de l’environnement préparent le terrain pour des responsabilités accrues. La Licence Sciences de la Terre complète ce panorama, tandis que les Masters Management de l’environnement et Transition écologique couronnent ce cursus.
Les formations d’ingénieur spécialisées sculptent l’expertise technique nécessaire. Eau, énergie, sols et écologie industrielle constituent les piliers de ces cursus pointus. Les MBA et MSc Environnement ajoutent une dimension managériale à ces compétences techniques, formant les leaders de demain.
Enfin, la reconversion professionnelle trouve ses chemins dans la flexibilité pédagogique. Les cursus à distance et en blended learning permettent aux actifs de se réorienter sans tout quitter. L’Institut Supérieur de l’Environnement illustre cette approche avec ses Mastères spécialisés en Management, Biodiversité ou Génie écologique, offrant des spécialisations pointues comme le droit environnemental ou l’économie circulaire.
Quelles sont les alternatives aux études supérieures ?
Le paysage de l’enseignement supérieur environnemental s’enrichit d’options diversifiées au-delà des écoles de commerce spécialisées. Les universités publiques proposent des licences en sciences de l’environnement, géographie environnementale ou encore sociologie de l’environnement, accessibles via Parcoursup avec des frais de scolarité réduits. Ces formations universitaires privilégient une approche théorique et recherche fondamentale, préparant aux métiers de la recherche, de l’expertise technique ou de l’enseignement. Les IUT développent également des DUT puis BUT en génie biologique option génie de l’environnement, hygiène sécurité environnement, offrant une professionnalisation rapide en deux ou trois ans.
Les écoles d’ingénieurs constituent une voie d’excellence particulièrement prisée pour les profils scientifiques. L’École des Mines, l’ENGEES, l’ENSIP ou AgroParisTech forment des ingénieurs environnement capables de concevoir des solutions techniques innovantes. L’admission s’effectue sur concours après classes préparatoires scientifiques ou directement post-bac pour certains établissements. Ces cursus de cinq ans combinent sciences fondamentales, technologies environnementales et management de projets, débouchant sur des postes d’ingénieur conseil, chef de projet dépollution ou responsable environnement industriel avec des salaires attractifs dès la sortie.
Les formations courtes spécialisées répondent aux besoins immédiats du marché du travail. Les BTS Métiers de l’eau, Gestion et protection de la nature ou Analyses de biologie médicale environnementale s’effectuent en deux ans après le baccalauréat. Ces diplômes techniques permettent une insertion professionnelle directe comme technicien environnement, agent de développement local ou animateur nature. Les licences professionnelles, accessibles après un BTS ou DUT, approfondissent la spécialisation en un an : protection de l’environnement, énergies renouvelables, traitement des déchets, offrant une montée en compétences rapide vers des fonctions d’encadrement intermédiaire.
Camille (Angers) « Le domaine de la protection des territoires »
Mon parcours a débuté avec une formation spécialisée en gestion de la faune sauvage, où j’ai découvert les enjeux de protection des territoires fauniques au sein d’une promotion restreinte. Cette expérience m’a sensibilisée aux problèmes de conservation, particulièrement en Afrique où les parcs nationaux comme Kruger représentent des sanctuaires essentiels pour la biodiversité. J’ai rapidement compris que l’apprentissage sur le terrain en écologie constituait la base indispensable pour comprendre les comportements animaux et leurs écosystèmes.
La recherche de stages s’est révélée complexe, notamment pour la participation à la protection de la faune africaine. Les organismes privilégient souvent les candidats avec un niveau bac +2 minimum, ce qui limite les opportunités pour les profils techniques. Cette réalité m’a orientée vers des alternatives locales, comme les réserves naturelles françaises et les parcs pour travailler et apprendre les techniques de conservation in situ.
Parallèlement, j’ai développé mes compétences linguistiques en anglais, indispensables pour évoluer dans le domaine de la conservation internationale. L’apprentissage par immersion audiovisuelle, notamment à travers des séries sans sous-titres, complète ma compréhension écrite déjà acquise. Cette approche me prépare aux futures collaborations avec des équipes internationales dans des zones comme la Namibie ou l’Afrique du Sud.
De nombreux débouchés dans l’économie verte
Les métiers de la RSE et de l’environnement attirent massivement les employeurs, ouvrant des perspectives diversifiées aux diplômés. Les missions peuvent englober la conduite d’actions DD, QSE et RSE, la collecte et l’interprétation de données pour résoudre des problématiques sociétales, ainsi que la conception d’actions marketing intégrant les enjeux sociaux, économiques, écologiques et éthiques.
Les principaux employeurs se répartissent entre plusieurs secteurs :
- Collectivités territoriales
- Entreprises spécialisées dans le développement durable
- Bureaux d’études
- Associations
- ONG
La formation exige des qualités spécifiques : passion pour le développement durable et l’environnement, intérêt pour la gestion de projet, l’économie, le droit, la finance et le marketing digital. La sensibilité aux questions QHSE et la capacité d’exploitation de données chiffrées constituent des atouts déterminants.
Carrières et poursuites d’études
À l’issue d’un Bachelor ou d’un Mastère, de nombreuses opportunités s’ouvrent aux diplômés :
Métiers accessibles |
Poursuites d’études |
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