Rudi alternant chez Google : Entre course de trottinette et pensée « out of the box »

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En cette matinée d’avril 2025, c’est dans un café discret du 7ᵉ arrondissement de Paris, à deux pas des Invalides, que nous retrouvons Rudi G. Lunettes rondes sur le nez, sourire franc et carnet Moleskine à portée de main, ce jeune homme de 24 ans respire l’énergie et l’optimisme. Étudiant en dernière année à Supélec, Rudi revient pour nous sur son parcours étonnant, qui l’a mené jusqu’à décrocher une alternance au sein d’un des plus grands acteurs mondiaux de la tech, dans une équipe dédiée au marketing digital et à la stratégie client.

Rudi, ton parcours est tout sauf classique. Peux-tu nous expliquer comment tu es passé d’une petite ville allemande à Paris, en passant par Londres ?

Oui, c’est vrai que mon chemin n’est pas tout tracé ! Je suis né à Hambourg, en Allemagne, où j’ai grandi jusqu’à mes 18 ans. Ensuite, j’ai fait une année préparatoire à Londres, dans une école d’ingénierie, pour perfectionner mon anglais et découvrir une autre culture. Puis, j’ai décidé de rentrer en France pour intégrer Supélec. C’est là que je me suis spécialisé dans la communication digitale et le marketing technologique. À côté de mes études, j’ai monté une petite chaîne YouTube où je parlais de mon quotidien étudiant. C’était un peu mon laboratoire pour expérimenter des formats innovants. C’est ce mélange technique-créatif qui a tapé dans l’œil du recruteur, je pense.

Parlons de ton recrutement dans cette entreprise mythique. On sait que leur processus est légendaire. Quel moment t’a le plus marqué ?

Ah, il y en a eu plusieurs ! Mais un en particulier : pendant l’entretien final, on m’a lancé un défi complètement fou : « Imagine que l’entreprise doit développer un produit pour la colonie martienne en 2035, qu’est-ce que tu proposes ? » (rires) J’ai inventé sur place une solution de cloud interplanétaire pour synchroniser données et communications malgré les 20 minutes de délai spatial. J’ai même esquissé un logo sur un coin de feuille ! Le recruteur a éclaté de rire… et à la fin, il m’a dit que c’était précisément ce genre de pensée « out of the box » qu’ils cherchaient.

On parle souvent de la fameuse « culture maison » de ton entreprise. Comment l’as-tu ressentie ?

C’est difficile à expliquer tant que tu ne l’as pas vécue. Mais ce qui m’a marqué, c’est l’obsession de la collaboration. Une fois, en plein rush pour une grosse présentation destinée à un client du secteur énergie, notre fichier principal a planté à 23h. Au lieu de paniquer, tout le monde a rejoint un Google Meet en pyjama, musique chill en fond, chacun reprenant une partie. À 3h du matin, on avait tout reconstruit, et mieux encore. C’est là que j’ai compris : ici, même dans le stress, l’entraide et l’optimisme priment sur tout.

Peux-tu nous raconter une journée typique… et une journée totalement folle que tu as vécue là-bas ?

En temps normal, mes journées s’enchaînent entre réunions internes, analyses de campagnes YouTube Ads, construction de stratégies Search et présentations client. Mais la journée la plus folle ? C’était le « Tech For Good Hackathon » improvisé. Pendant 48h non-stop, on a dû inventer des solutions technologiques pour réduire l’empreinte carbone du digital. Avec mon équipe, on a proposé une idée un peu dingue : ajuster la qualité des pubs vidéo selon le pourcentage d’énergie verte disponible dans la région de diffusion. À la fin, on a pitché devant des VP Europe — et notre idée est désormais en phase de test pilote !

Tu as mentionné les autres alternants. Quelle place occupent-ils dans ton expérience ?

On est super soudés. Très vite, on a formé une vraie bande : « les TechMates », comme on s’appelle nous-mêmes (rires). On s’entraide pour les présentations, on échange nos tips pour les outils, et on se soutient aussi dans les moments plus durs. Une anecdote marrante : pour fêter la fin du premier trimestre, on a organisé une « mini-olympiade » dans les locaux. Course en trottinette électrique dans les couloirs, épreuves de rapidité sur tableur Excel… Un moment totalement délirant, validé par notre RH qui a même distribué des médailles en chocolat.

Après ces mois d’alternance intenses, comment as-tu évolué et quels sont tes rêves pour la suite ?

Je me sens tellement plus structuré et confiant. Avant, j’avais tendance à m’éparpiller ; maintenant, je sais piloter plusieurs projets avec efficacité. J’ai aussi appris que l’impact sociétal de la tech est un vrai sujet d’avenir. Pour la suite ? Si une opportunité internationale s’ouvre — Dublin, Zurich, Singapour, peu importe — je fonce. À long terme, je rêve de créer ma propre entreprise, quelque chose à la croisée de la technologie et du développement durable.

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Alors qu’il termine son café, Rudi salue chaleureusement avant de repartir vers ses projets du jour. Ce jeune ingénieur, à la croisée de la créativité et de la rigueur scientifique, a déjà le regard tourné vers de nouveaux horizons. Une chose est sûre : on n’a pas fini d’entendre parler de lui.

Fabrice DURAND

Fabrice DURAND

Entrepreneur et passionné par l'orientation professionnelle, j'ai créé terminales.fr pour vous accompagner dans le choix de vos études supérieures. Je suis également responsable du groupe Facebook Orientation scolaire, et de nombreux sites consacrés aux métiers.

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